Tentative de mise en évidence des corrélations entre les positions de sommeil et les déficits de rotation du rachis cervical et de l'articulation coxo-fémorale au moyen d'un plurimètre.
C'est durant les différents stages d'observation effectués tout au long du cursus de l’ECOLE SUISSE D’OSTEOPATHIE (ESO) que l'idée d'une recherche sur les corrélations entre les positions de sommeil et les lésions ostéopathiques a progressivement germé dans notre esprit. Nous avons en effet remarqué que la plupart des praticiens ostéopathes rencontrés demandaient souvent à leurs patients, durant l'anamnèse ou au cours du traitement, comment ils dormaient ou plutôt quelles étaient leurs positions de sommeil. Interrogés à ce sujet, les thérapeutes nous ont expliqué qu'un tel questionnement permettait non seulement une meilleure appréhension des différentes lésions ostéopathiques, mais également de conseiller aux patients des positions de sommeil moins agressives en fonction de leurs propres restrictions. Cette explication nous a amené à nous poser la question suivante: "Y a-t-il une corrélation entre les positions de sommeil et les déficits de rotations de certains segments articulaires, à savoir le rachis cervical et l'articulation coxo-fémorale ?" Après quelques brèves recherches, nous nous sommes aperçus que le sujet semblait encore inexploré. C’est ainsi que nous avons décidé de choisir ce thème de recherche comme travail de mémoire pour la validation de la dernière année d'études à l’ESO. Cela n'a pas été aussi facile que nous l’avions imaginé au départ, ceci par manque de moyens et de temps. C’est pour cette raison que nous avons décidé d'entreprendre cette étude dans l’optique d’une "étude pilote". Cela veut dire que nous avons tenté, dans un premier temps, de savoir si de véritables corrélations existaient entre la position de sommeil et les déficits de rotation du rachis cervical et de l’articulation coxo-fémorale et, dans un deuxième temps, de savoir s’il était utile ou pertinent d’engager des moyens plus importants dans l’étude de ces corrélations. Nonobstant un échantillon insuffisant pour tirer systématiquement des conclusions claires et irréfutables, nous avons pu ressortir qu'une corrélation entre position de sommeil et déficit articulaire des segments analysés se profile. Cette tendance est même confirmée lors de l'analyse de cas dont l'effectif est suffisant pour affirmer les conclusions avec un minimum de risques de première et deuxième espèces, prouvant ainsi l'utilité d'approfondir cette étude. Ainsi, pour le rachis cervical, on se retrouve avec des corrélations évidentes en ce qui concerne la position de rotation gauche et l'amplitude de rotation plus importante à gauche. Dans ces deux cas les effectifs étaient suffisants ou pratiquement suffisants, nous pouvons donc affirmer la dépendance des deux phénomènes. Il est également intéressant de remarquer que les personnes GG représentent environ le 50% de la population, avec un intervalle de confiance entre 36.5% et 63.5%. Par contre, il faut remarquer que, pour le cas GG/DG, tout peut vraiment être affirmé sans objection possible. En ce qui concerne le cas GG/GD, il faudrait, pour aller jusqu'au bout, avoir un effectif de 30 sujets GG pour pouvoir affirmer sans restriction la dépendance, ce qui nous aurait amener à avoir un échantillon de 60 personnes au moins. Au sujet du cas DD/DG ou GD, la dépendance n'a pas été démontrée, mais l'effectif était largement insuffisant pour pouvoir être assuré d'abaisser au maximum les risques de deuxième espèce. Comme dans la population les cas DD représentent environ 5.8%, il aurait fallu avoir un échantillon de 710 personnes au moins pour le cas DD/GD, afin d'obtenir 41 DD, limite pour abaisser au maximum le risque de deuxième espèce. Pour le cas DD/DG, il aurait fallu tabler sur une population de 520 sujets afin d'obtenir 30 cas DD. Pour les articulations coxo-fémorales, par exemple la droite, nous avons vu que tout n'était pas très bien défini puisque l'on ne peut ressortir aucune constante. De plus, pour chacun des cas, les effectifs étaient insuffisants pour éliminer les risques de première et de deuxième espèces. Pour éliminer ces risques, il aurait fallu avoir, pour le cas RERE/RIRE, au minimum 130 sujets afin d'obtenir 30 RERE (RERE = 23.1% de la population); pour le cas RIRI/RERI, il aurait fallu au minimum 145 sujets pour obtenir 42 RIRI (RIRI = 28% de la population); pour le cas RERE/RERI, il aurait fallu 186 sujets au moins pour obtenir 43 RERE; enfin, pour le cas RIRI/RIRE, il aurait fallu au moins 104 sujets pour obtenir 30 RIRI. En ce qui concerne l'articulation coxo-fémorale gauche, nous avons vu qu'une dépendance nette et confirmée était remarquable dans les cas RERE/RIRE et RERE/RERI (RERE = 48.1% de la population), d'autant plus que les effectifs étaient suffisants et que, de ce fait, la précision était grande et les risques de première et deuxième espèces limités au maximum. Ainsi, il semblerait que, lorsque toutes les conditions sont remplies, la tendance est forte en faveur de la corrélation entre position de sommeil et amplitude homolatérale augmentée. Par contre, nous n'avons pas pu réunir toutes les conditions pour affirmer ou infirmer avec le maximum de précision les cas RIRI/RERI et RIRI/RIRE. Dans ces deux cas, les effectifs manquaient pour affirmer H0 avec précision et abaisser les risques de première et deuxième espèces. Il aurait fallu 364 sujets au moins pour obtenir 42 RIRI (RIRI = 11.5% de la population) dans ces deux cas. Etant donné les résultats obtenus, nous pouvons considérer le but de cette étude pilote comme atteint…
|
|
Abstract: It is during various training courses based on observation carried out throughout our degree at the SWISS SCHOOL of OSTEOPATHY that the idea of a research on the correlation between sleeping positions and osteopathic lesions started to make its way. Indeed, we noticed that a majority of osteopath practitioners asked their patients, during the anamnesis or the treatment, how they slept or rather which were their sleeping positions. Questioned on this subject, the therapists explained us that such a questioning allowed not only a better apprehension of the various osteopathic lesions, but also to advise the patients, according to their own restrictions, to adopt less aggressive sleeping positions. This explanation led us to develop the following question: "Is there a correlation between sleeping positions and the deficit of rotations of certain articular segments, namely the cervical rachis and the coxo-femoral articulation?" After some research, we realized that this subject seemed unexplored. Thus we decided to choose this research topic as our thesis for the validation of the last year of studies at the SWISS SCHOOL of OSTEOPATHY. This was not as easy as imagined at the beginning, mainly due to a lack of means and time. For this reason, we decided to undertake this study in the viewpoint of a "pilot study". First, we attempted to know if good correlations existed between sleeping positions and a deficit of rotation of the cervical rachis and the coxo-femoral articulation. Secondly, we tried to estimate if it was useful or relevant to engage more important means in the study of these correlations. Notwithstanding an insufficient sample to draw clear and irrefutable conclusions, we were able to observe that a correlation between sleeping positions and articular deficit of the analyzed segments emerged. This tendency is confirmed for the analysis of cases with a sufficient number of studied patients to affirm the conclusions with a minimum of risks of first and second species, thus proving the utility to look further into this study. Thus, for the cervical rachis, one finds obvious correlations regarding the left position of rotation and the more important amplitude of rotation on the left. In these two cases, as the number of studied patients was sufficient or practically sufficient; we can affirm the connection between the two phenomena. It is also interesting to notice that GG people account for approximately 50% of the population, with a confidence interval between 36.5% and 63.5%. On the other hand, it should be noticed that, for the GG/DG case, all can be claimed without possible objection. With regard to the GG/GD case, it would be necessary to have a total number of 30 GG subjects to be able to affirm without restriction the connection, which would have asked for a 60 people strong sample. Concerning the DD/DG or GD case, the connection was not shown, but the number of patients was largely insufficient to be able to ensure the lowest level of risks of second kind possible. As in the population DD cases account for approximately 5.8%, it would have been necessary to have a sample of at least 710 people for the DD/GD case, in order to obtain 41 DD, limit to be able to ensure the lowest level of risks of second kind possible. For the DD/DG case, it would have been necessary to count on a population of 520 subjects in order to obtain 30 DD cases. For the coxo-femoral articulations, for example the right one, we saw that all was not very well defined since one cannot arise any constant. Moreover, for each case, the number of studied patients was insufficient to eliminate the risks of first and second kind. To eliminate these risks, it would have been necessary to have, for the RERE/RIRE case, at least 130 subjects in order to obtain 30 RERE (RERE = 23.1% of the population); for the RIRI/RERI case, one would have at least needed 145 subjects to obtain 42 RIRI (RIRI = 28% of the population); for the RERE/RERI case, one would have at least needed 186 subjects to obtain 43 RERE; finally, for the RIRI/RIRE case, one would have at least needed 104 subjects to obtain 30 RIRI. With regard to the left coxo-femoral articulation, we saw that a clear and confirmed connection was remarkable in the RERE/RIRE and RERE/RERI cases (RERE = 48.1% of the population), more especially as the number of studied patients was sufficient and the precision was good, and therefore, the risks of first and second kind limited to the minimum. Thus, it would seem that, when all the conditions are met, the tendency is strong in favour of the correlation between the sleeping position and increased homolateral amplitude. But on the other hand, we could reunite all the conditions, which would allow us to affirm or invalidate with the maximum of precision the RIRI/RERI and RIRI/RIRE cases. In these two cases, the number of studied patients was too low to affirm H0 with precision and to lower the risks of first and second kind. We would have needed at least 364 subjects to obtain 42 RIRI (RIRI = 11.5% of the population) in these two cases. Being given the results obtained, we consider the goal of this pilot study as reached…
Zusammenfassung: Es ist während der verschiedenen Beobachtungspraktika, die während des Kursus der SCHWEIZER SCHULE für OSTEOPATHIE absolviert wurden, dass wir die Idee einer Forschung, die die Korrelation zwischen den Schlafpositionen und den osteopathischen Verletzungen studiert, entwickelt haben. Wir haben bemerkt, dass die Mehrzahl der begegneten Praktiker oft ihre Patienten fragte, während der Anamnese oder im Laufe der Behandlung, wie sie schliefen oder eher, welche ihre Schlafpositionen waren. In diesem Zusammenhang, haben uns die befragten Therapeuten erklärt, dass eine solche Befragung nicht nur ein besseres Verständnis der verschiedenen osteopathischen Verletzungen erlaubte, sondern ebenfalls den Patienten weniger aggressive Schlafpositionen darstellen konnte. Diese Erklärung hat uns die folgende Frage hervorgebracht: "Gibt es eine Korrelation zwischen den Schlafpositionen und den Defiziten von Umdrehungen bestimmter Gelenksegmente, nämlich das zervikale Rhachis und das coxo-femorale Gelenk?" Nach einer kurzen Forschungsarbeit haben wir gemerkt, dass das Thema noch unerforscht schien. So haben wir uns beschlossen, dieses Thema für die Bewertung des letzten Studienjahres an der SCHWEIZER SCHULE für OSTEOPATHIE zu studieren. Das war nicht so einfach wie wir es uns zuerst vorgestellt hatten, wägen Mittel und Zeit Mangels. Deshalb haben wir uns beschlossen, diese Studie im Hinblick auf eine "Versuchsstudie" zu unternehmen. Das bedeutet, dass wir in einer ersten Stufe versucht haben zu wissen, ob echte Korrelationen zwischen der Schlafposition und den Defiziten der Umdrehung des zervikalen Rhachis und des coxo-femoralen Gelenks bestehen. In einer zweiten Stufe wollten wir wissen, ob es nützlich wäre wichtigere Mittel in diese Studie zu setzen. Ungeachtet einer ungenügenden Stichprobe, um klare und unwiderlegbare Schlussfolgerungen systematisch zu ziehen, konnten wir feststellen, dass sich eine Korrelation zwischen Schlafposition und Gelenkdefizit profiliert. Diese Tendenz wird sogar bei der Fallanalyse bestätigt, deren Personal ausreichend ist, um die Schlussfolgerungen mit einem Minimum von Risiken erster und zweiter Arten zu bestätigen, das so den Nutzen beweist, diese Studie zu vertiefen. Für die zervikalen Wirbelknochen, findet man offensichtliche Korrelationen, was die linke Umdrehungsposition und die wichtigere Umdrehungsamplitude nach links betrifft. In diesen zwei Fällen war das Effektiv ausreichend, oder praktisch ausreichend, dafür können wir also die Abhängigkeit von den zwei Phänomenen behaupten.
Es ist ebenfalls interessant zu bemerken, dass die Personen GG ungefähr 50% der Bevölkerung vertreten mit einer Vertrauensgrenze zwischen 36.5% und 63.5%. Dagegen muss man bemerken, dass für den Fall GG/GD alles wirklich ohne möglichen Einwand behauptet werden kann. Was den GG/GD Fall betrifft, um ohne Einschränkung die Abhängigkeit bestätigen zu können, müsste man ein Effektiv von 30 GG-Versuchpersonen haben, und dafür hätten wir eine Stichprobe von wenigstens 60 Personen gebraucht. Was den DD/DG oder GD Fall betrifft, die Abhängigkeit wurde nicht bewiesen, da das Effektiv sehr ungenügend war, um das Risiko von zweiter Art so Tief wie möglich zu senken. Da die DD Fälle ungefähr 5.8% der Bevölkerung darstellen, müsste man eine Stichprobe von wenigstens 710 Personen für den DD/GD Fall haben, um 41 DD zu erhalten, um das Risiko zweiter Art so Tief wie möglich zu senken. Für den DD/GD Fall müsste man mit einer Bevölkerung von 520 Personen rechnen, um 30 DD Fälle zu erhalten. Für das coxo-femorale Gelenk, zum Beispiel das Rechte, haben wir gesehen, dass alles nicht sehr gut definiert war, da man keine Konstante definieren kann. Außerdem für jeden der Fälle war das Effektiv ungenügend, um die Risiken der ersten und zweiten Art aus zu schliessen. Um diese Risiken aus zu schliessen müsste man für den RERE/RIRE Fall mindestens 130 Personen haben, um 30 RERE zu erhalten (RERE = 23.1% der Bevölkerung); für den RIRI/RERI Fall hätte es mindestens 145 Personen benötigt, um 42 RIRI zu erhalten (RIRI = 28% der Bevölkerung); für den RERE/RERI Fall hätte es wenigstens 186 Personen benötigt, um 43 RERE zu erhalten; schließlich für den RIRI/RIRE Fall hätte es wenigstens 104 Personen benötigt, um 30 RIRI zu erhalten. Was das linke coxo-femorale Gelenk betrifft, haben wir festgestellt, dass eine deutliche und bestätigte Abhängigkeit in den Fällen RERE/RIRE und RERE/RERI (RERE = 48.1% der Bevölkerung) war, um so mehr als das Effektiv ausreichend war, und dass daher die Genauigkeit groß war und die Risiken erster und zweiter Arten auf das Minimale zu beschränken. Somit scheint es, dass, wenn alle Bedingungen erfüllt sind, die Tendenz für eine Korrelation zwischen Schlafposition und erhöhter homolateral Amplitude stark ist. Dagegen konnten wir nicht alle Bedingungen zusammenstellen, um mit dem Maximum der Genauigkeit die Fälle RIRI/RERI und RIRI/RIRE zu bestätigen oder ungültig zu erklären. In diesen zwei Fällen fällte das Effektiv, um H0 mit Genauigkeit zu bestätigen und die Risiken erster und zweiter Arten zu senken. In diesen zwei Fällen hätte es wenigstens 364 Personen gebraucht, um 42 RIRI zu erhalten (RIRI = 11.5% der Bevölkerung). Angesichts der erhaltenen Ergebnisse, können wir das Ziel dieser Versuchsstudie als erreicht betrachten...
|